Certificat médical : est-il vraiment nécessaire ?
Les règles concernant les certificats médicaux ont évolué ces dernières années. Pourtant, il n’est pas toujours facile de savoir dans quelles situations un certificat est réellement obligatoire.
Avant de prendre rendez-vous chez votre médecin, quelques minutes suffisent parfois pour vérifier si un certificat est nécessaire. Cette démarche peut vous éviter un déplacement inutile et permettre de préserver davantage de temps de consultation pour les patients qui en ont besoin.
Dans cet article, faisons le point sur les principales situations où un certificat médical est… ou n’est plus demandé.
Dans quels cas un certificat n'est généralement pas nécessaire ?
De nombreuses situations du quotidien ne nécessitent plus systématiquement de certificat médical.
Par exemple :
- pour reprendre l’école après une absence (sauf certaines maladies contagieuses) ;
- pour participer à une sortie scolaire ;
- pour pratiquer l’EPS (éducation physique et sportive) ;
- pour le recrutement d’un salarié ;
- pour certains sports, selon l’âge et la discipline pratiquée.
Dans quels cas un certificat reste indispensable ?
Il reste nécessaire dans certaines situations, notamment :
- pour certaines disciplines sportives à contraintes particulières (plongée, sports de combat en compétition, sports mécaniques…) ;
- pour une première admission en crèche ;
- pour une inaptitude à la pratique de l’EPS ;
- pour certaines démarches administratives, comme un dossier MDPH.
Un doute ? Renseignez-vous avant de prendre rendez-vous
Avant de solliciter votre médecin, vous pouvez :
- consulter le règlement de votre club sportif, de votre établissement scolaire ou de votre employeur ;
- utiliser le simulateur officiel sur service-public.fr pour savoir si un certificat est nécessaire ;
- demander directement à l’organisme concerné.
Un simple renseignement peut parfois vous éviter un déplacement et permettre à votre médecin de consacrer davantage de temps aux patients qui nécessitent une consultation.
Vous pouvez également consulter ce mémo proposé par l’Assurance Maladie ! Il récapitule les principales situations dans lesquelles un certificat médical est (ou non) nécessaire. N’hésitez pas à le conserver : il pourra vous être utile lors de vos prochaines démarches.
Si vous souhaitez vous renseigner davantage sur les certificats médicaux obligatoires et non obligatoires rendez-vous sur le site Ameli.fr : https://www.ameli.fr/lille-douai/medecin/exercice-liberal/regles-de-prescription-et-formalites/certificat-medical-quand-et-pour-qui
Les bons gestes à adopter pendant les fortes chaleurs
Chaque été, les épisodes de fortes chaleurs peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé. Il n’est pas nécessaire d’attendre une canicule pour être vigilant : dès les premiers jours de chaleur, notre organisme peut être mis à rude épreuve. Heureusement, quelques gestes simples permettent de réduire les risques.
Les bons gestes à adopter
- Buvez régulièrement de l’eau, sans attendre d’avoir soif
- Restez au frais : fermez les volets et les fenêtres pendant la journée, aérez votre logement tôt le matin et le soir, lorsqu’il fait plus frais.
- Évitez les efforts physiques aux heures les plus chaudes et privilégiez plutôt les activités douces.
- Rafraîchissez-vous plusieurs fois par jour : douche tiède, brumisateur ou linge humide sur le visage et la nuque.
- Portez des vêtements légers, amples et de couleurs claires, ainsi qu’un chapeau lors de vos déplacements à l’extérieur.
- Privilégiez des repas légers et équilibrés et limitez la consommation d’alcool.
Les personnes les plus à risque
Certaines personnes sont plus vulnérables à la chaleur :
- les personnes âgées;
- les nourrissons et les jeunes enfants;
- les femmes enceintes;
- les personnes atteintes de maladies chroniques ou prenant certains traitements;
Si vous avez un proche fragile, prenez régulièrement de ses nouvelles et assurez-vous qu’il reste bien hydraté et au frais.
Les signes qui doivent alerter
La chaleur peut provoquer des maux de tête, une fatigue inhabituelle, des vertiges, des crampes, des nausées ou une sensation de malaise. Sans prise en charge, elle peut entraîner une déshydratation ou un coup de chaleur, une urgence médicale.
En cas de confusion, de perte de connaissance, de forte fièvre ou de difficultés à respirer, appelez immédiatement les secours : 15 ou 112.
Restons vigilants tout l'été
Les fortes chaleurs concernent tout le monde. En adoptant les bons réflexes dès les premiers jours de chaleur et en restant attentif aux personnes les plus fragiles, chacun peut contribuer à prévenir les risques.
Pour connaître les recommandations officielles et suivre les alertes météo, consultez les informations du Ministère de la Santé et de Météo-France.
Accès direct sur le territoire des Flandres : consulter certains professionnels de santé sans ordonnance, c’est possible !
Pour certains soins, il est possible de consulter directement un professionnel de santé sans passer par son médecin traitant. C’est ce que l’on appelle l’accès direct.
L’accès direct permet de simplifier votre parcours de soins lorsque votre situation le permet, tout en conservant un suivi médical de qualité.
Qu'est-ce que l'accès direct ?
Habituellement, pour consulter certains professionnels de santé, votre médecin vous remet une ordonnance.
Avec l’accès direct, cette étape n’est plus toujours nécessaire : vous pouvez prendre rendez-vous directement avec certains professionnels, dans des situations bien précises prévues par la réglementation.
Cela permet d’obtenir plus rapidement une prise en charge lorsque cela est adapté à votre besoin.
⚠️ L’accès direct ne signifie pas que tous les professionnels peuvent être consultés sans ordonnance. Les conditions varient selon la profession, votre âge, votre situation ou encore le lieu d’exercice du professionnel.
Quels professionnels peuvent vous recevoir en accès direct ?
Plusieurs professionnels de santé peuvent être consultés directement selon votre besoin, notamment :
- les sages-femmes pour le suivi gynécologique, la contraception ou le suivi de grossesse
- les pharmaciens pour certaines vaccinations, le dépistage d’une angine ou d’une cystite ou encore la remise d’un kit de dépistage du cancer colorectal
- les laboratoires pour le dépistage de certaines infections sexuellement transmissibles (IST);
- les orthoptistes et les opticiens pour certains examens ou renouvellements de lunettes et de lentilles selon votre âge
- les pédicures-podologues pour certaines prises en charge spécifiques.
Une condition importante pour certains professionnels
Pour les masseurs-kinésithérapeutes, les orthophonistes et les infirmiers en pratique avancée (IPA), l’accès direct est possible uniquement lorsqu’ils exercent dans une structure d’exercice coordonné, comme une maison de santé, un centre de santé, un établissement de santé ou, pour certaines situations prévues par la réglementation, au sein d’une CPTS.
Le médecin traitant reste au coeur de votre suivi
L’accès direct ne remplace pas votre médecin traitant.
Il s’agit d’une organisation qui facilite l’accès à certains soins lorsque cela est possible. Les professionnels de santé travaillent ensemble et orientent le patient vers son médecin ou un spécialiste dès que la situation le nécessite.
Besoin d'un repère ?
Pour vous aider à savoir vers quel professionnel vous tourner, consultez le mémo mis à disposition par la CPAM des Flandres. Il présente, de façon simple, les professionnels concernés et les situations dans lesquelles vous pouvez les consulter directement.
Vous avez un doute ? N’hésitez pas à poser directement la question à votre soignant !
Les écrans chez les enfants : quels impacts ?
La formule des 4 PAS (par la psychologue Sabine Duflo). : des repères simples pour aider les familles à encadrer l'usage des écrans chez les enfants.
Tablette, smartphones, télévision, jeux vidéo… Les écrans font désormais partie intégrante du quotidien des familles. Utilisés pour se divertir, apprendre ou communiquer, ils offrent de nombreuses possibilités. Pourtant, chez les enfants, une exposition excessive ou précoce peut avoir des conséquences sur la santé et le développement.
La période entre 3 et 12 ans est essentielle pour l’apprentissage et la construction des repères sociaux. L’usage des écrans mérite donc une attention particulière.
Comprendre leurs effets et accompagner les enfants vers un usage équilibré constitue aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique.
Des écrans de plus en plus présents dans la vie des enfants
Au cours des dernières années, les écrans se sont multipliés dans les foyers. Télévision, ordinateur, tablette, smartphone, console de jeux sont souvent facilement accessibles aux enfants.
Cette forte présence facilite leur utilisation dès le plus jeune âge. Certains enfants sont exposés aux écrans avant même d’entrer à l’école maternelle. Il est important de rappeler que dans les premières années de vie, les interactions humaines, le jeu libre et les activités physiques sont essentiels au développement du langage, de la motricité et des capacités cognitives.
De plus, de nombreuses études rappellent que les jeunes enfants apprennent avant tout par l’échange, l’observation et l’exploration de leur environnement. Un temps d’écran important peut prendre la place de ces activités indispensables à leur développement.
Des effets possibles sur la santé et le développement
Lorsque l’utilisation des écrans devient excessive ou mal encadrée plusieurs effets peuvent apparaître chez l’enfant.
Une augmentation de la sédentarité
Le temps passé devant un écran est souvent associé à une baisse de l’activité physique. Les enfants bougent moins, jouent moins dehors et passent davantage de temps assis.
À long terme, cette sédentarité peut favoriser certains problèmes de santé comme le surpoids ou une condition physique moins développée. L’activité physique joue pourtant un rôle essentiel dans la croissance, la coordination et le bien-être des enfants.
Des impacts sur l'attention et le langage
Chez les enfants les plus jeunes, une exposition excessive aux écrans peut également influencer le développement du langage.
Les écrans ne remplacent pas les échanges avec les adultes : conversations, lectures d’histoires ou jeux interactifs. Ces interactions sont essentielles pour enrichir le vocabulaire et développer les capacités de communication.
Par ailleurs, certains contenus très rapides ou très stimulants peuvent rendre plus difficile la concentration sur des activités demandant de l’attention, comme la lecture ou les apprentissages scolaires.
Des effets sur les relations sociales
Les écrans peuvent aussi réduire le temps consacré aux interactions familiales ou aux jeux avec d’autres enfants. Or, ces moments sont fondamentaux pour développer les compétences sociales, apprendre à gérer les émotions et construire des relations.
Lorsqu’un enfant passe beaucoup de temps seul devant un écran, il peut avoir moins d’occasions d’expérimenter ces interactions.
Comment accompagner les enfants vers un usage équilibré ?
Face à ces constats, l’objectif n’est pas de supprimer totalement les écrans, mais plutôt d’encourager un usage adapté à l’âge de l’enfant. Il n’est jamais trop tard pour faire changer les habitudes des enfants, ils ont souvent beaucoup plus de souplesse que nous le pensons.
Des repères simples pour aider les familles :
La règle dite « 3-6-9-12 », élaborée par le psychiatre Serge Tisseron. Elle permet d’encadrer l’usage des enfants en fonction de leur âge :
Une initiative locale pour encourager les alternatives aux écrans
Dans cette dynamique de prévention, la CPTS propose un projet original destiné aux enfants de moyenne et grande section et à leurs familles : le sac Lutin Ludic.
Il s’agit d’un sac à dos pédagogique contenant une sélection de jeux et d’activités ludiques et éducatives, comme un livre Cherche et trouve, le jeu Time’s Up, un Mistigri, le jeu Il me faut un 6, le livre Barrière de Corail, ainsi qu’une roue des défis.
L’objectif est de favoriser les moments de partage en famille, de stimuler la curiosité et la créativité des enfants et de proposer des activités variées qui constituent une alternative concrète au temps passé devant les écrans.
Le dispositif repose sur un système de prêt organisé avec les écoles : le sac est mis à disposition dans une classe et chaque élève peut l’emporter chez lui à tour de rôle pendant une semaine. Ce fonctionnement permet à tous les enfants de profiter de ces jeux et d’encourager, au sein des familles, des moments de découverte, de jeu et d’échanges loin des écrans.
Si vous aimeriez que ces sacs soient mis à disposition dans l’école de votre enfant, n’hésitez pas à en parler directement à l’équipe pédagogique ou à contacter la directrice de la CPTS Mylène DELAETER :
📞 06.10.29.50.02
📧 cptscoeurdesflandres@gmail.com
Un test simple, chez soi, pour prévenir le cancer colorectal
Le cancer colorectal c'est quoi ?
C’est un cancer qui se développe lentement à l’intérieur du côlon ou du rectum et qui créent de petites liaisons que l’on appelle « polypes ». C’est le deuxième cancer qui fait le plus de décès en France. Les symptômes se traduisent par des douleurs abdominales, des troubles digestifs persistants et inhabituels, ou en cas de présence de sang dans les selles.
Il touche 4 hommes sur 100 et 2 femmes sur 100. C’est pourquoi le dépistage peut jouer un rôle essentiel dans la guérison.
Un dépistage simple, rapide et indolore depuis votre domicile
Chaque année plus de 2,5 millions de personnes se font dépister. Et si vous sautiez le pas grâce au kit de dépistage à domicile ?
Le dépistage a pour objectif de détecter la présence de sang dans les scellés, qui est invisible à l’œil nu dans la plupart des cas. Détecté tôt, un cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10 et avec des traitements moins lourds.Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous serez invité par le régime d’assurance maladie tous les deux ans à réaliser un dépistage.
Comment réaliser ce dépistage à domicile
Plusieurs options s’offrent à vous :
- Vous pouvez vous rendre sur le site https://monkit.depistage-colorectal.fr, vous identifier via France Connect, répondre au questionnaire puis commander votre kit de dépistage.
- Ou vous pouvez vous rendre chez votre médecin ou chez votre pharmacien pour retirer votre kit sous présentation de votre invitation par l’assurance maladie.
Après avoir reçu votre kit, vous pouvez le réaliser vous-même à votre domicile, et ensuite le renvoyer gratuitement.
Vous recevrez dans les 3 jours ouvrés après le retour de votre test, vos résultats, grâce à un lien via un SMS ou par courrier.
Si votre test est négatif, vous serez invité deux ans plus tard pour le refaire. Si votre test est positif ça ne signifie pas que vous avez un cancer, ça signifie que du sang a été détecté dans vos selles. Votre médecin vous adressera à un gastro-entérologue pour réaliser une coloscopie. Dans plus de la moitié des cas, elle ne décèle aucune anomalie malgré la présence de sang dans les selles.
Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur le site : https://monkit.depistage-colorectal.fr/#/accueil ou de demander conseil à votre médecin ou pharmacien.
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